Le Cassis

(Ribes nigrum)

Famille des Ribésiacées.

 

Haut de 1 métre environ, cet arbrisseau possède des feuilles à trois ou cinq lobes et des fleurs en grappes pendantes verdâtres. Les baies noires, trés odorantes et parfumées, servent à faire le «Cassis de Dijon ».

La formule fut mise au point en 1841 par L. Lagoute, liquoriste. Un quart de Cassis pour trois quart de bourgogne aligoté constitue le «kir»,apéritif trés prisé dans la région. Les feuilles et les baies jouissent de remarquables propriétés médicinales.

C’est en 1712, que l’abbé Bailly de Montaran, docteur en Sorbonne, par un ouvrage réédité en 1750, attira l’attention sur le Cassis, auquel il attribuait des tas de vertus et, entre autres, le jugeait bon «contre les fièvres, la peste, la petite vérole, les vers, toutes les morsures et piqures. Il est le plus efficace des contrepoisons. Il purge, réjouit et fortifie le cerveau, guérit la jaunisse, la gravelle et abat les vapeurs facheuses de la mélancolie.

En 1757, P. de Beaumont, de son coté, publiait un traité du Cassis, dans lequel il soulignait que le Cassis, pouvait entretenir une verte vieillesse: on va chercher bien loin, dit-il, des remèdes bien chers et qui ne font point d’aussi bons effets et en si grand nombre que cette plante.

Dejean, dans son traité «raisonné de la distillation », paru en 1769, parle du ratafia de Cassis, auquel on attribue des effets prodigieux et mille merveilles. Il dit encore que la feuille en infusion fait des miracles.

Des travaux récents ont confirmé ces observations empiriques et mis en valeur le grand intérêt du Cassis au point de vue thérapeutique. En ce qui concerne la baie de Cassis, des dosages faits par lucie Randoin, Fourniers, Gouny ont montré la trés grande richesse de celle-ci en vitamine C (197 à 218 mg pour 100 g de jus, soit trois fois plus que le jus d’orange). De plus, la vitamine C du Cassis est remarquablement stable et se conserve de façon étonnante, contrairement à ce qui se passe dans les autres végétaux.

Baumann a souligné l’importance du jus de Cassis dans la formation des globules rouges. Lancet (1952) en fait un «aliment de choix pour stimuler la croissance osseuse et pondérale ». Le jus de Cassis exerce aussi un effet tonique général au cours des processus infectieux et stimule la résistane aux infections.

Nicol en préconise l’administration systématique aux enfants, et le Pr Binet, citant les documents XVIII éme siécles, en fait un fruit «favorisant la longévité humaine.

Par ailleurs, les travaux de H. Huchard et surtout ceux de F. Decaux, de Vittel, ont prouvé le pouvoir diurétique et anti-rhumatismal des feuilles de Cassis.

Provoquant l’élimination de l’acide urique et des purines, elles sont indiqués dans le traitement général de l’arthristisme et de l’artérosclérose.                 

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INT.Jus sirop, gelée.

Préparés avec les baies, ils seront, plus encore que des remédes, de délicieuses friandises, à utiliser chaque fois que ce sont les propriétées thérapeutiques du fruit de Cassis que l’on recherche.

Vin de Cassis.

Mettre à macérer pendant 3 jours, 500 g de baies dans un litre de bon vin rouge.

Passer au tamis et ajouter un sirop de sucre, plus ou moins concentré selon les gouts. Prendre un verre à bordeaux avant chaque repas contre le lymphatisme les maladies de la nutrition, les troubles de l’âge.

Liqueur de Cassis.

Mettre dans un bocal un litre d’eau de vie blanche pour une livre de baies.

Ajouter 3 clous de girofle, un baton de cannelle et une poignée de framboises. Boucher et laisser macérer 6 semaines au frais. Filtrer ensuite le jus et lui ajouter de 175 à 250 g de sucre, selon qu’on désire une liqueur plus ou moins sucrée. Déguster au bout de 3, 6 ou 12 mois.

Crême de Cassis.

Mettre les baies à sec dans une bouteille en alternant une couche de fruits et une couche de sucre en poudre. Boucher et laisser macérer plusieurs mois, en agitant de temps en temps. La liqueur obtenus aprés filtration est d’un parfum délicieux, mais il faut compter 5 à 6 bouteilles de baies pour obtenirs une seule bouteille de crême de Cassis.

Infusion.

50 g de feuilles de Cassis par litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 minutes et prendre 3 tasses par jour entre les repas. La cure doit être poursuivie pendant 6 mois et on peut utiliser aussi un mélange de feuilles de Cassis et de feuilles Frêne.

EXT.

Contre les piqures d’insectes (guêpe, frelon), froisser des feuilles de Cassis et en exprimer le suc sur l’endroit douloureux. La douleur cesse trés vite et l’enflure se résorbe.

Cueillette

Feuilles : Au moment de leur plein développement, mais avant la formation des boutons floraux.

 

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